• VOD, DVD de y'a pas si longtemps, a plus récemment

    Dans le cadre du travail a effectuer en Informatique au cours de ma formation, mon binôme et moi-même nous sommes penchés sur la coexistence entre VOD et vidéo physique. Le dossier final donne ceci.

     

    Malgré un recul de 8.7% en 2012, la vidéo physique (DVD) conserve sa place de  deuxième sur le marché culturel français. En termes de chiffre d’affaires le marché de la vidéo occupe une place déterminante dans le paysage audiovisuel français. Cependant, l’apparition au début des années 2000,  de nouveaux types de consommation audiovisuel, tel que la vidéo à la demande (VOD) ont vus le jour. C’est pourquoi nous nous sommes demandé si  la baisse des ventes des vidéos physique pouvait être expliquée par l’émergence des VOD.  Dans un premier temps, nous verrons l’évolution du chiffre d’affaires de la vidéo physique puis celle de la VOD, et enfin nous comparerons les deux façons de consommer et étudierons si la baisse des vidéos physiques est liée ou non à l’émergence de la VOD en France.

     

    Evolution du Chiffre d’affaires de la vidéo physique

    Graphique N°1

    CA vidéo physique 2008-2013

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Malgré une baisse du chiffre d’affaire du secteur de la vidéo physique en France, elle demeure l'un des piliers de l'économie des films, des séries et du documentaire. De plus, le secteur vidéo est indispensable à l’économie du secteur audiovisuelle. En effet, après la sortie d’un film en cinéma, la vente de vidéo contribue entre 20 et 50%  à l’amortissement de ce film. A l’aide du graphique N°1, nous pouvons voir que le chiffre d’affaire diminue fortement passant de 400 millions d’euros au premier trimestre 2008 à 265 millions d’euros au troisième trimestre 2013 soit une baisse de 135 millions en cinq ans. De plus, cette baisse peut être expliquée par l’apparition du streaming et du téléchargement illégal, ces nouvelles pratiques peuvent pousser les individus à ne plus acheter de DVD, pouvant être considérés comme trop onéreux ou trop encombrant. Cependant cette baisse est à relativiser car en restant au-dessus de 1,3 milliard d'euros de recettes, le marché de la vidéo offre finalement une belle résistance dans un contexte économique compliqué. La vidéo n’est plus uniquement matériel sous forme de DVD elle peut aussi être immatériel grâce notamment à la création de la vidéo à la demande.

     

    Evolution de la VOD en France

    Graphique N°2

    Evolution VOD - France

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A l’aide du graphique N°2, nous pouvons remarquer que le chiffre d’affaire de la VOD en France a été multiplié par trois au court de ces trois dernières années, passant de 18 millions d’euros en 2008 à quasiment 60 millions au troisième trimestre 2011. En 2011, il s’est vendu plus de 60 millions de séances en VOD (source : Fnac), cette évolution des ventes a permis à la VOD de dépasser  en nombres de transactions le nombre de DVD vendus en 2012. De ce fait, en volume, cela offre une place désormais incontournable à la VOD sur le marché audiovisuel. Cette forte augmentation peut être expliquée par la facilité d’accès des vidéos à la demande. En effet, ces vidéos interactives sont offertes ou vendues par les réseaux câblés comme internet. L’utilisation de la VOD est souvent caractérisée de plus souple pour les utilisateurs qui s’affranchissent des horaires de diffusion mais aussi de se déplacer acheter leurs DVD en magasin.

     

    Comparaison de la vidéo physique et de la VOD

    Graphique N°3

    Comparaison VOD - vidéo physique

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    D’après le graphique N°3 réalisé par régression linéaire, on constate que seulement 50.81% de la baisse du chiffre d’affaire des vidéos physique est expliqué par l’émergence de la vidéo à la demande. En effet, la VOD propose un choix restreint de vidéo pour adulte c’est pourquoi l’impact n’est pas décisifs en ce qui concerne le  chiffre d’affaire de la vidéo physique.  La baisse du chiffre d’affaire des vidéos physiques est donc du majoritairement (environ 51%) du à l’apparition de la VOD en France mais pas uniquement. 50% de cette baisse est du à d’autres facteurs, nous pouvons imaginer que l’offre TNT et le lancement de six nouvelles chaînes proposées en haute définition offrent un choix plus large aux individus ce qui les amènent à délaisser les vidéos physique. D’autre part, de nombreux sites offrent la possibilité de télécharger frauduleusement un large choix de films, cette gratuité pousse les consommateurs à moins consommer de DVD.

     

    Conclusion

    Pour conclure, à travers l’ensemble de ces graphiques, nous avons pu constater que l’émergence de la vidéo à la demande a fortement influé sur la vente de DVD mais ce n’est pas le seul facteur. En effet, 50% de cette baisse est due à d’autres facteurs. Nous pouvons imaginer que le téléchargement illégal ou l’évolution de la télévision numérique en France ont eu une forte influence sur les ventes de DVD ces dernières années. Or, afin de mieux comprendre ce ralentissement il serait intéressant d’analyser l’ensemble de ces facteurs économiques. D’après le SEVN (syndicats de l’édition vidéo numérique) le marché du DVD va continuer à décroitre au fil des années tandis que la vidéo à la demande qui représente actuellement 15% du marché total de l’audiovisuel va poursuivre sa progression soutenue.

     

    « Julian, 28, Still Movieaholic in 2014 - Jan IssueLa Crème de la Crème - Kim Chapiron »
    Delicious

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :