Avis et analyses ciné avec ou sans glaçons
D'un point de vue de la réalisation on se retrouve face à quelque chose de bien plus classique par rapport à ce dont nous avez habitué Chapiron. Cependant cela ne nuit en rien à la qualité du film, et à son déroulement.
Comme à chaque fois, ce sont les acteurs qui font l'essence du film, et tous sont impressionnant particulièrement Thomas Blumenthal incarnant Dan. Je mettrais cependant un bémol à Marine Sainsily qui interprète Eulalie, car elle semble plus dans la déclamation, cela peut être voulu, mais fait perdre de l'intensité au récit. Et parfois Alice Issaz (Kellia) semble en faire trop, mais reste juste au final.
La construction de l'histoire est bien menée, et l'on se sent intégrer dans l'ambiance qui règne parmi les protagonistes. Tout parait réel, trop réel peut-être. Ca fait revenir certains souvenirs.
Les différentes relations entre les personnages peut sembler assez caricaturales même si elles servent la progression de l'histoire. Par contre celle entre Dan et Jaffar qui repose sur de solide base est très vite abandonné alors qu'il aurait été intéressant je trouve de confronter leur points de vue, sachant que le film dure moins d'une heure et demie, il y'aurait eu de la place pour cela.
Quant à la fin, sans rien dévoiler, elle tombe dans la facilité et surtout sortie un peu de nulle part, même si des indices ont été dessiminées un peu partout. Disons qu'elle est brutale, et m'a laissé un fort sentiment de déception.
Au final le film sait à la fois être drôle, émouvant et angoissant parfois.
Et j'ai adoré le concept de Dan de faire l'analogie avec le marché. Ca m'a plus servi que The Wolf of Fucking Wall Street, ceteris paribus.
Et "Baiser, Boire et Fumer" c'est la devise de tout le monde en fait.