• Joker - Todd Phillips

    A vrai dire je n’avais pas vraiment prévu d’aller voir ce film. Certes le personnage est en soi intéressant et je connais un peu l’univers, mais ces derniers temps je m’étais assez éloigné de l'univers DC. Puis finalement il fallait que j’aille à la grand ville ce jour-là. Et puis influençable comme je suis, en entendre parler quasiment tous les jours par Maxime Chao dans Le Matin je me suis dit je vais allez vérifier par moi-même.

    Aucun regret.

    Joker - Todd Phillips

     

    J’avoue que voir le nom de Todd Phillips à la réal m’a quelque peu déconcerté. En effet ayant vu Road Trip, les trois Hangovers et Due Date je me demandais ce que cela pouvait donner, surtout au vu du côté sombre dont j’entendais parler. On change en effet assez bien de registre.

    Le métrage n’est clairement pas un film de super-héros ou associé, on se rapproche plus ici du drame social. Il n’y a que peu d’intérêt à faire des comparaisons mais si on devait trouver des œuvres du même style pour donner un ordre d’idée je dirais Fight Club, Mr. Robot, Requiem For A Dream le tout saupoudré d’un peu de Ken Loach ou Stephen Frears (oui par contre je suis une quiche en cinéma social anglais mais ce sont eux qui sont/font les meilleurs dans le genre).

    Si le film est violent et sombre et qu’il  n’hésite pas à esthétiser cela il ne rend pas pour autant cette violence "cool" comme peuvent le faire certains (je ne vise personne en particulier mais j’ai vu tous les Tarantino, et en effet je n'ai pas écrit de billet après Once Upon A Time.. In Hollywood, j'ai oublié et maintenant c'est trop tard, désolé) et au contraire tend plus à nous interroger sur pourquoi elle vient à être utilisée.

    Pour définir l’interprétation de Frances Conroy on pourrait utiliser bien des termes tels que troublante, intrigante, forte. Oui je n’arrive pas à mettre de mots sur ce que j’en ai pensé mais l’émotion est présente et m’a bien été transmise.

    Joaquin Phoenix quant à lui a complètement assimilé son personnage. Il lui donne une âme sensible et lui apporte également sa science et son sens du mouvement utilisé à bon escient. On arrive à avoir pour lui à la fois de l’empathie et du dégoût, je ne sais pas comment je me l’explique et si cela est même humainement possible. Le film tient d’ailleurs sur ses épaules ce qui peut être un bon comme un mauvais point. L’édifice pouvant s’effondrer en un instant car Leaf frôle parfois le surjeu mais parvient à chaque fois à ne pas tomber dedans et doser parfaitement ce qu’il doit faire.

    Ajoutez à cela un score enivrant composé par Hildur Guðnadóttir, en particulier durant la scène finale et nous avons là un des meilleur films que j’ai pu voir ces dernières années. 

     

    Et pour complément d’informations je l’ai vu en salle Dolby. Certes il y a une majoration mais bon on a des super beaux fauteuils et qui s’inclinent.

    fauteuil salle dolby

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Est-ce que ça justifie 5€ de plus ? Pas sûr, mais cela est un autre débat.

     

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