Avis et analyses ciné avec ou sans glaçons
D'un point de vue scénaristique l'oeuvre ne prend pas de grands risques, suivant les bases déjà établies par les nombreux biopics l'ayant précédés. La force du film réside plus dans ces personnages, et j'aime quand un métrage prend le temps de développer ses protagonnistes (ça doit être pour ça que je préfère les origins story en film de super héros). Ici ils sont traités le plus honnêtement possible, du moins c'est qu'il en ressort. Les failles de Footit (James Thierrée) comme celles de Chocolat (Omar Sy) sont pleinement assumées, et qui plus est sont un moteur pour l'histoire. De ce fait les thématiques que permet d'aborder le film ont une résonance plus pronfonde, et d'être mieux ancrées dans l'esprit. A noter que celles-ci, tels le racisme, l'amitié, la gloire et sa rançon ont un écho encore présent de nos jours tandis que le film s'achève en 1917. Il devient alors difficile de ne pas se sentir concerné par les messages que transmettent l'oeuvre.
Ces messages sont également portés par des comédiens justes, ne tombant jamais dans le surjeu que peut laisser craindre ce genre de métrage. Néanmoins, si je devais en trouver un qui m'a plus impressionné que les autres je dirais qu'il s'agit d'Alex Descas qui interprète Victor, mentor de Raphael Padilla.
De plus la scénographie, les costumes, la musique, font partie de celles qui m'ont le plus marquées ces dernières années. Même si je dois avouer que le thème principal tend à vouloir me faire chanter "Inspecteur Gadget", mais là c'est du détail.
En résumé rétablir l'importance de cet homme apparait après coup comme quelque chose qui s'avérait nécessaire, et cela est servi par un excellent film. Très bonne nouvelle.