Avis et analyses ciné avec ou sans glaçons
Au niveau de la réalisation de Tim Miller, il faut reconnaître que celle-ci est assez soignée. De plus ce dernier tente certaines choses qui accompagne le récit et renforce le côté comique de la chose. Je pense en particulier à la première scène sur l'autoroute, à la fois drôle et rythmé. De là, il nous faut en venir à parler de la structure narrative, qui se décompose en deux grandes lignes. Dans un premier temps l'histoire principale où l'on suit Deadpool à la recherche de son adversaire, entrecoupé de flashbacks sur comment il est devenu ce qu'il est aujourd'hui. Cet enchevêtrement est plutôt maitrisé, et permet surtout de mieux présenter le personnage, sans pour autant perdre la dynamique des films d'actions. De ce fait les moments d'explications, et les scène de pure adrénaline apparraissent dans d'honnêtes proportions.
Du point de vue du jeux des acteurs, hormis Ryan Reynolds qui tend à en faire parfois un peu trop, mais ça reste correct, personne ne se détache. Rien n'est apporté de nouveau de ce côté là, ils restent tous classiques.
Concernant l'humour, je dois avouer que lors de la rencontre Wade (Reynolds) / Vanessa (Baccarin) il peut devenir un peu lourd. Cependant cela ne dure que cinq minutes avant qu'il se dilue un peu mieux sur la longueur du récit.
Enfin, ce qui fait l'essence même de Deadpool c'est le côté méta. Alors le fait qu'il parle au public ne m'a rien fait de spécial, ça ressemble à un voice-over chez Martin Scorcese, et c'était amené beaucoup mieux dans "The Big Short". En revanche les références faites aux autres films de super-héros, qui plus est en tant que film m'ont beaucoup plus marquées, car elles sont bien servies et sont un souffle dans l'aventure. Personnellement ce sont celles sur James MacAvoy / Patrick Stewart et Green Lantern qui m'ont fait le plus rire.
Je vous laisse un instant avec Jessica Chobot pour en parler plus longuement (en anglais)
Finalement on est là face à un film bien sympathique sachant gérer l'action et l'humour, tout en étant bien réalisé. J'en envie de dire c'est cool. Cool, cool, cool.